Association Scientifique Française de Cuniculture

Table ronde 2007
organisées pendant les Journées de la Recherche Cunicole

Maîtrise et contrôle de l'ingéré alimentaire

 

Le rationnement quantitatif (efficacité et modalités de suivi)

Dans cette partie trois témoignages ont été présentés

  1. Témoignage présenté au nom du GEC par T. Gidenne : Le bilan des travaux et actions actuelles
  2. Témoignage présenté par , G. Le Houedec (Sanders) : Bonne conduite des pesées de contrôle
  3. Témoignage présenté par F. Tudela (Inra) et F. Lebas (Cuniculture): Que faire des poussières et brisures d’aliment?
Bilan des travaux réalisés par le Groupement d'Expérimentation Cunicole (GEC)
présentation à compléter ..../...
 
Compte rendu résumé des interventions de la Table ronde (présentation provisoire)
 

T. Gidenne (INRA Toulouse) a rappelé les travaux déjà conduits par le groupe d'expérimentation cunicole mixte GEC "recherche + station de firmes" sur les modalités d'application de différents modes de restriction. Il a précisé que des travaux en commun sur ce thème sont toujours en cours.

Une bonne maîtrise de la restriction alimentaire est permise par un suivi régulier du poids des lapins. Ainsi, G. Le Houedec (Sanders) a montré l'importance de pesées des lapins effectuées toujours au même moment par rapport à la distribution des aliments. Des pesées effectuées au hasard du temps disponible une fois avant, une fois après la distribution d'aliment conduisent à des erreurs graves dans l'estimation du gain de poids des lapin et donc dans le niveau de rationnement à appliquer.

De son côté F. Tudela (INRA Toulouse) a montré que les lapins rationnés ne sont pas gênés par la présence d'un peu de "farine" dans l'aliment, et lorsque cette dernière est présente, elle est parfaitement bien valorisée par les animaux.

La restriction alimentaire des lapins en engraissement peut parfaitement bien être réalisée par limitation du temps d'accès soit à la mangeoire (accès limité 6 à 10 h par jour) ou à l'abreuvoir (accès limité à 1 à 3 h par jour). Différentes conditions d'application de ces modes indirects de restriction alimentaire ont été présentées par C. Foubert (Evialis) et L. Mirabito (Itavi). Par exemple, un rationnement progressif par l'eau (passant de 1 à 3 h d'accès par jour sur l'ensemble de la période d'engraissement) permet une meilleurs maîtrise de l'état sanitaire qu'une restriction plus forte mais de plus courte durée (1 h/ jour les 3 premières semaines seulement). Par contre, elle ne procure aucun gain d'efficacité alimentaire par rapport au témoin toujours alimenté à volonté. De même, un accès limité à la mangeoire entre 6h et 8h par jour permet de limiter la mortalité et la morbidité des lapereaux en conditions d'EEL ou plus généralement lors de troubles digestifs non spécifiques, comme le ferait une restriction quantitative à 70-80%. Un accès plus long (10h) permet quant à lui d'optimiser les performances zootechniques (compromis entre croissance, poids de vente et indice de consommation) mais seulement si les conditions sanitaires sont bonnes.

 
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